• Les autres, pour le meilleur et pour le pire

    Les amis, un remède à tout prix ?

     

    Un rythme de vie stressant, une pression continuelle et des activités effectuées de manière pas toujours enthousiaste, voilà ce qui peut dans une certaine mesure caractériser certains jours de la vie de chacun. Dès lors, il est appréciable de se ressourcer auprès de ses proches : comme on dit, on ne choisit pas sa famille, mais l’idée est couramment admise selon laquelle les amis ont pour fonction principale de contribuer à notre bien-être… Pourtant, le contact de certains d’entre eux ne permet pas de retrouver le moral et de se requinquer pleinement, bien au contraire…

     

    L’enfer, c’est les autres

     

    Sartre l’a dit, et beaucoup l’ont mesuré à juste titre : on a tous dans son répertoire le ou la pote « sympa, mais sans plus », avec qui l’on a pu passer de bons moments, et que l’on revoit occasionnellement, le temps d’un verre en ville. Méfiance : ne pas compter sur sa présence pour nous réconforter de quoi que ce soit et nous booster, bien au contraire. Ce genre de personnes, ça compte les calories au restaurant et nous fait les gros yeux lorsque l’on annonce avec joie au serveur que l’on opte pour les penne à la carbonara.

    Illico, ça embraye sur les bienfaits d’un nouveau régime, qui a fait ses preuves et pour de vrai, et qui cela va de soi, « nous ferait le plus grand bien ». Ce genre d’ami ne dispose pas de la fonction tact : on n’oubliera pas la fois où, en terrasse, elle (on visualise davantage une fille, mais ne généralisons pas, les hommes ne sont pas en reste) nous a fait des remontrances quant à notre mauvaise hygiène de vie, nos mauvais goûts vestimentaires ou cinématographiques ou encore notre vie sexuelle désertique…

    On s’en souvient encore, nos voisins de table et les serveurs aussi, pour sûr… Dans un autre registre, l’ami nombriliste qui nous invite à boire un verre « parce qu’on n’a pas l’air bien » au prime abord, mais qui finalement espérait juste une oreille compatissante pour parler de ses problèmes propres, de ses nouveaux projets (mec, pavillon meublé, chiot, enfants, monospace et balançoire dans le jardin, entre autres…).

    En bref, on ressort de là vidé d’énergie, encore plus déprimée qu’avant : on se sent raté intersidéral, en surpoids, doté d’un QI inférieur à la normale, asocial… Mauvais plan alors qu’en développant sa communication interpersonnelle cela peut vous aider!

     

    Et sinon, tout seul, c’est bien aussi…

    C’est pourquoi les autres ne doivent pas rester une référence : il est illusoire de penser qu’ils représentent la solution pour se sentir mieux après une journée détestable. Bien au contraire, il ne faut pas avoir peur d’endosser le rôle d’une larve le temps d’une soirée et de tout faire pour se détendre : plateau télé devant une série, même la plus idiote possible, soirée lecture au coin du feu ou, le cas échéant, d’un radiateur électrique, ou tout simplement couché de bonne heure pour attaquer le lendemain de pied ferme. Eh oui, avoir une vie sociale épanouie et riche ne signifie pas se contraindre perpétuellement de faire bonne impression : les baisses de régime justifient une solitude bien méritée… Pour mieux profiter des prochains moments en la compagnie des amis…

     

    3 comments to "Les autres, pour le meilleur et pour le pire"

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